mercredi 27 novembre 2013

Les adieux à la Reine

http://cinecdoche.com/les-adieux-a-la-reine/
de Chantal Thomas, éditions du Seuil
"Ma chambre iris et blanc. Ma chambre.
J'avais été si éprise d'elle que, certains soirs, j'avais pu la préférer aux plus beaux spectacles sur la scène de l'Opéra du château. En elle, je me reposais avec délices. Je préparais les lectures de la Reine, je lisais, je rêvais, j'égrenais mes listes. Par sa mansarde, je suivais les métamorphoses des nuages. Dans son espace, par son exiguïté même, je me sentais hors d'atteinte. Ce contentement  m'avait sauvée de la frénésie du déménagement dont étaient agités les courtisans."
Pas vraiment attirée par les romans historiques, j'ai pourtant aimé celui-ci, après avoir écouté Chantal Thomas sur France culture (A voix nue). 

mercredi 13 novembre 2013

Relation

où les deux personnes se montrent authentiques l'une envers l'autre, hors masque, hors jeu de pouvoir.
( Isabelle Filliozat, "Que se passe-t-il en moi ?" éditions JC lattès).

Alors, comment s'appelle cette relation ?


dimanche 10 novembre 2013

Les joyeux compères

http://blog.sebastien-briere.com
de Robert Louis Stevenson, éditions Vagabonde
"Mais quand la marée commence de nouveau sa course, surtout par gros temps, aucun homme ne pourrait mener une embarcation à moins d'un demi-mille de là, encore manœuvrer ou maintenir un bateau dans un pareil endroit, dont on entend le rugissement à une lieue. Le bouillonnement est le plus intense du côté de la pleine mer, et c'est là que les gros rouleaux, ces brisants qui ont été surnommés dans ces parages les Joyeux Compères, dansent ensemble - la danse de la mort, dira-t-on."

dimanche 3 novembre 2013

Se perdre avec les ombres

De Françoise Lefèvre, éditions du Rocher
"Ce livre, je le voudrais en demi-teintes. Une fenêtre sur l'amour. Une sur la mort. Le clair et l'obscur. Le sourire et les larmes.
Peut-être que ces pages deviendront l'antidote à ce chagrin qui dure depuis trop longtemps.
Je dis qu'il serait temps que je me détache enfin pour aborder cette rive où l'on s'est délesté de tout. Mais ai-je vraiment envie d'apprendre le détachement ? Je puise comme une folle dans ce qui m'a enchantée. Je magnifie l'amour qui m'habitait, la force, la joie."
Ecrire comment l'on est en train d'écrire, comment on continue de vivre grâce à l'écriture.

samedi 28 septembre 2013

Blanche c'est moi

de Françoise Lefèvre, éditions actes sud
"Comment se protéger derrière un masque lorsqu'on entend le raclement de la pelle qui creuse la fosse ? Malgré les ricanements qui accompagnent parfois ce genre d'aveu, je persiste et je dis que j'aime la page  que je vais écrire comme une amoureuse qui court à son rendez-vous. Et je crois qu'il en sera ainsi jusqu'à la fin mes jours. Cela doit être terrible d'être très vieille et toujours amoureuse. Je continue à ne rien comprendre au temps qui passe. Je sais seulement ce miracle qu'on peut se coucher "vieux" et se réveiller "jeune". Le contraire aussi malheureusement. Et cela à cause de l'amour ou de l'absence d'amour. On subit les mêmes métamorphoses quand on écrit."
Plutôt qu'un roman, une réflexion sur sa vie, son écriture, son inspiration.

lundi 16 septembre 2013

Le petit prince cannibale

de Françoise Lefèvre, éditions Actes sud
"Assise sur une chaise basse, l'enfant au creux des genoux ouverts, couché dans les plis du velours, un bras l'entourant, une main refermée sur ses pieds minuscules, on s'émerveille de se trouver dans cette attitude sacrée, le regard de l'enfant rivé au sien. Souvent, il s'arrête de téter pour répondre  au sourire de sa mère. Sourire où tremble le lait. Minutes de bonheur et d'éreintement où tout le corps nourrissant crie justice."
La femme qui se bat pour son enfant autiste, la femme qui se bat pour écrire, la cantatrice dévorée. Un livre à offrir.

lundi 9 septembre 2013

Le sens de la famille

"Chaque séisme identitaire, chaque infléchissement dans l'architecture précaire que je m'étais construite, me désarçonnait. Combien de choses me cachait-on encore et combien avaient été oubliées, ou perdues dans le processus d'effacement silencieux, de révision naturelle du temps ?
Je réitérai ma question. "D'où est-ce que je viens ?
- On a dit à tout le monde qu'on cherchait un bébé, et beau jour on a entendu parler d'un enfant qui allait naître, et c'était toi."
Avoir deux mères, deux pères ... pas si simple.