Le fil s'introduit entre les interstices et poursuit son chemin, silencieusement. Parfois très vite, parfois après plusieurs jours, il atteint sa destination. Là, il se multiplie, dévorant tout, sans aucun scrupule pour ses hôtes. Quand ceux-ci sont exsangues, il s'échappe, porté par la débâcle. Jusqu'à la prochaine victime.
Lire et écrire : on apprend ça à l'école. Je suis toujours une apprentie lectrice et écrivante, dans le lieu où je vis, la Jutière. Ce blog pour continuer avec et par d'autres amateurs de mots, sur un clavier. Bienvenue à vous.
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lundi 29 septembre 2014
dimanche 12 janvier 2014
Indiana
Je te cherche sur les meubles les plus hauts, me voilà à quatre pattes à scruter le dessus des canapés et des lits (beaucoup de poussière ...), la nuit je suis à l'affût du moindre bruit : Indiana, tu es arrivé il y a une semaine, et c'est bien le début d'une belle aventure !
Pas de photo de toi, tu es ... insaisissable, mais ça viendra !
Pas de photo de toi, tu es ... insaisissable, mais ça viendra !
samedi 15 juin 2013
Clin d'oeil
Lui sait que cette promenade sur le quai est prétexte pour alléger nos bourses ... Emportée par une envie "gastronomique", je me laisse tenter par la carte : une salade de harengs, un gratin de courgettes, mais pas de moules, car ce n'est pas encore la saison, comme cela est prometteur !
C'était bon, certes, mais il m'a semblé voir la grimace dans la glace, au moment de l'addition. Le fait maison, ça se paye (ma tête) !
mercredi 9 janvier 2013
mercredi 22 février 2012
Carnaval
fêtes saturnales ou dionysiaques,
c'est la fin du monde.
Tout est permis.
Puis le temps revient à son commencement.
Gaïa, sous son masque de chienne affectueuse
lundi 23 janvier 2012
La carpe et le lapin
Le bonheur d'Emma, par Sven Taddicken. Avec Jördis Triebel, Jürgen Vogel
Sur mes lèvres, par Jacques Audiard. Avec Vincent Cassel, Emmanuelle Devos.
Pas seulement drôle
Une histoire sur la mort
Touchant
Sur mes lèvres, par Jacques Audiard. Avec Vincent Cassel, Emmanuelle Devos.
Pas seulement violent
Une histoire sur le travail
Flippant
Intouchables, par Eric Toledano, Olivier Nakache. Avec François Cluzet, Omar Sy
Pas seulement un grand succès
Une histoire sur la différence
Réjouissant
mardi 27 décembre 2011
mercredi 14 décembre 2011
La basse cour
Il était une fois une charmante poulette qui voulait devenir cocotte étoile, comme sa maman poule. Poulette rêvait de faire des pointes sur ses ergots, de s’envoler sur la scène des Folies de la Bergère, en agitant son truc en plume. Maman Poule dansait toujours au Cocori Cool, elle invitait souvent sa couvée à venir l’admirer. Quant à papa Coq, c’était le plus fort de la basse cour, car c’était un coq sportif : tous les matins, tour du poulailler en petite foulée, puis séries de pompes aile droite aile gauche, en finissant bien sûr au lever du soleil par un magnifique « Cocorrico ».
Pour apprendre à se dandiner gracieusement, Poulette se rendit dans une école de danse à Volaille ville. Comme la vie était différente de la basse cour : ici, les poulaillers faisaient dix étages, les œufs voyageaient dans des boîtes sur des rails, et surtout, on ne picorait pas les graines à même le sol, non, on se rendait au Mac Graines pour y déguster les « big extra suprêmes des volailles ».
Hélas, Poulette était du genre gourmande, et elle prit rapidement un peu de gras aux cuisses : rien de grave, elle était toujours charmante, mais maman Poule était un peu inquiète: « Combien de « big extra suprêmes des volailles » prends-tu par jour ?». Mais elle se garda bien de lui faire la morale, et lui raconta son dernier spectacle. Poulette adorait jacasser avec sa mère des numéros qu’elles faisaient chacune sur la scène. Papa Coq dit à sa fille : « ma cocotte, un bon entraineur te fera perdre facilement le peu de gras que tu as pris : si te veux, je chercherai pour toi quelqu’un de bien à Volaille ville ». Poulette était ravie des conseils de ses parents, car ce n’était pas toujours facile de faire les bons choix.
Maman Poule avait raconté à Madame Bio poule les aventures de Poulette. Celle-ci s’écria : « Comment ? On laisse les poulettes manger des « big extra suprêmes des volailles », alors qu’elles n’ont pas encore pondu un œuf ? ». Madame Poule Bio venait d’un élevage industriel, s’en été échappée pour suivre un coq de Bruyère, et vivait maintenant dans la basse cour. Ses os étant de mauvaise qualité, elle se déplaçait avec des béquilles. Elle était très soucieuse de l’alimentation, ayant ingurgité pendant des semaines des farines immondes. Dès la fin de la conversation, elle prit le premier vol de corbeaux et direction Volaille ville. Madame Poule découvrit le lendemain dans le journal que Madame Poule Bio avait saccagé avec ses béquilles tous les Mac Graines, et qu’elle était maintenant détenue dans le poulailler de sureté. « Pauvre Madame Poule Bio, pensa Maman Poule, tout ça pour aider ma Poulette ! ».
Poulette, en apprenant la nouvelle, laissa son paquet de chips au maïs, et se rendit aussitôt au sinistre « 22 les poulets ». Là, elle expliqua qu’elle connaissait bien Madame Poule Bio, que celle-ci était peut-être un peu excessive, mais que dans le fond, ce n’était pas une mauvaise poule de Bresse. Poulette et Madame Poule Bio rentrèrent à la basse cour, ailes dans ailes. Maman Poule et papa Coq étaient très fiers de leur Poulette : cette petite avait vraiment un cœur d’or, et pourra se défendre bec et ongles si besoin. Une grande fête fut organisée pour son retour : on dégusta de délicieux vers de terre, et Poulette et Maman Poule firent un duo de volaille, au son du Coq, dont tout le monde se souvint très longtemps.
lundi 17 octobre 2011
Bestiaire
Ce reptile observe notre intérieur depuis quelques semaines.
Parfois nonchalant sous la chaleur de la lampe, vif chasseur l'heure venue.
Dinosaure, Australie, silence : fascination du lointain, aboli d'un clin d'oeil quand je croise ton regard.
Parfois nonchalant sous la chaleur de la lampe, vif chasseur l'heure venue.
Dinosaure, Australie, silence : fascination du lointain, aboli d'un clin d'oeil quand je croise ton regard.
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