Affichage des articles dont le libellé est Boîte aux lettres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Boîte aux lettres. Afficher tous les articles

mercredi 27 juillet 2016

Sail on silver girl

Sail on by.

Your time has come to shine.
All your dreams are on their way.
See how they shine.
If you need a friend
I'm sailing right behind.
Like a bridge over troubled water
I will ease your mind.
Like a bridge over troubled water
I will ease your mind.



samedi 5 mai 2012

Qui a écrit ?

"Cet agacement insurmontable devant ma mère, toutes les horreurs dont je l'accuse, sa vulgarité, ses histoires en dessous, ses pensées égoïstes et morbides, sa bondieuserie, je sais que tout cela me cachera à tout jamais ses qualités."
Un indice à chaque proposition, sauf si c'est la bonne ...

mercredi 21 mars 2012

Tedo

Ainsi, tu es passé, tu as atteint l'autre rive
J'ai pensé pouvoir montrer ton histoire à mes enfants, mais j'ai renoncé.
Patience, ils ont bien le temps de découvrir le monde ...
Ce monde où les enfants sont des cibles, les femmes des marchandises, les hommes de tristes pantins
Pourtant, comme José, je crois en l'amour
En notre humanité
Continue, Tedo

vendredi 3 février 2012

Agnès, je lis là

Entre une impatience et les dessins des enfants, les livres lus, à lire, les magazines, les trouvailles rapportés de la médiathèque. Toujours le soir, comme le garant d'une bonne nuit. Je lis du début à la fin, dans l'ordre. Généralement, je persiste, même si je m'ennuie, ce qui est rare. J'ai abandonné récemment, car le texte était trop violent pour moi. Je partage peu mes lectures dans la vie quotidienne. Le blog est sympa pour ça. J'emprunte régulièrement livres et disques, j'achète sur un coup de coeur, en me disant que je vais offrir ce bijou à un proche (ce que je fais le plus souvent). Je reçois aussi des livres en cadeau, comme "Picasso et ses maîtres", superbe. Lire, c'est comme atteindre un autre rivage, une autre réalité. Indispensable !

lundi 2 janvier 2012

Les intermittences de la mort

Papillon de nuit
Cher José, 
J'espère que tu ne seras pas chagrin de me voir citer un extrait de ton texte. Cela n'a pas été aisé, tu t'en doutes, comment choisir ? comment couper ? Mais j'avais besoin de tes mots pour approcher la mort.
Bises à Blimunda et heureuse éternité
Céline



"La femme prit le cahier de la suite numéro six de bach et dit, Ceci, C'est très long, cela prendra plus d'une demi-heure et il se fait tard, Je répète que nous avons le temps, Il y a un passage dans le prélude qui me cause des difficultés, Cela n'a pas d'importance, sautez-le quand vous parviendrez là, dit la femme, ou ce ne sera même pas nécessaire, vous verrez que vous jouerez encore mieux que rostropovitch. Le violoncelliste sourit, Vous pouvez en être sûre. Il ouvrit le cahier sur le pupitre, respira profondément, plaça la main gauche sur le manche du violoncelle, la main droite conduisit l'archet presque jusqu'à effleurer les cordes, et il commença. Il ne savait que trop bien qu'il n'était pas rostropovitch, qu'il n'était qu'un soliste d'orchestre quand le hasard d'un programme l'exigeait, mais ici, devant cette femme, avec son chien couché à ses pieds, à cette heure de la nuit, entouré de livres, de cahiers de musique, de partitions, il était johann sebastian bach lui-même, composant à köthen ce qui s'appellerait plus tard l'opus mille douze, des oeuvres presque aussi nombreuses que celle de la création. Le passage difficile fut franchi sans qu'il se fût aperçu de la prouesse qu'il venait d'accomplir, ses mains heureuses faisaient murmurer, parler, chanter, rugir le violoncelle, voilà ce qui avait manqué à rostropovitch, ce salon de musique, cette heure, cette femme. Quand il eut terminé, les mains de la femme n'étaient plus froides, les siennes étaient brûlantes, leurs mains se rencontrèrent donc sans surprise."
José Saramago, éditions du Seuil

dimanche 11 décembre 2011

Dresde

en.wikipedia.org
"Comparée à Berlin-Ouest, Dresde était toujours un tas de ruines coupé de façades brûlées. Sur les vertes collines de décombres, des bouleaux avaient déjà commencé à pousser. Les boutiques faisaient apparaître plus de planches que de vitres. Mais c'est dans une ville différente qu'entrait Alfred Dorn. A mesure qu'augmentait la misère de la ville réelle, il fallait que s'impose avec plus de force la ville qu'il avait en lui. Au désert transparent du centre ville, il opposait des impressions d'autrefois. Sa mère traverse la foule de la Theaterplatz, c'est Alfred qui la voit le premier. Sa mère ne s'était pas démaquillée. Elle venait de figurer et de chanter dans la Citoyenne de Nuremberg sur la Festwiese, c'était la première fois qu'elle se produisait à l'opéra, et elle aurait tout donné pour ne jamais se démaquiller. Le père d'Alfred avait honte de sa femme. Alfred était fier, car les gens qui étaient autour d'eux voyaient que sa mère faisait partie de la troupe."
Martin Walser, "Dorn ou le musée de l'enfance".

dimanche 4 décembre 2011

La coupole pour Adrienne

Ne pouvant pas t'envoyer de commentaire avec photo, voici une image prise l'an dernier : c'était début Décembre, la foule était là, et les cadeaux tombaient du ciel.

mercredi 30 novembre 2011

Le salon de musique du musée de l'enfance

Cher Monsieur,
J'ai découvert votre musée par la lecture de l'oeuvre de Martin Walser. Je me propose de restituer quelques pièces qui m'ont fait forte impression. Vaste musée, puisqu'il évoque votre vie, Alfred Dorn, né en 1929 à Dresde, mort en 1987 à Wiesbaden.

"La musique était pour lui ce que l'air frais était à d'autres. Depuis les morceaux qu'il étudiait chez Grundeis à Leipzig, il n'avait rien appris de nouveau, mais c'étaient des morceaux en compagnie desquels il pensait pouvoir passer toute sa vie : la Suite en mi majeur de Bach, le Concerto pour piano en la majeur et le Rondo en la mineur de Mozart, la Pathétique de Beethoven, l'Etude en la dièse majeur de Chopin et les Intermezzi de Reger. Quand il jouait ces morceaux, il avait l'impression de vivre, plus qu'en faisant n'importe quoi d'autre. Les problèmes techniques l'amusaient. Les décisions qu'il fallait prendre en jouant étaient plus faciles à prendre que toutes les autres décisions."

lundi 28 novembre 2011

vendredi 11 novembre 2011

Entretien avec Adrienne

Bonjour Adrienne, tout d'abord merci de m'accorder un peu de votre temps pour cet entretien.
Je suis votre blog depuis plusieurs mois, ces billets quotidiens me donnent l'impression de vous connaître un peu. Alors, dites-moi si je me trompe : vous êtes une femme, qui aime les lettres, la nature, les amis, la vie...
Ce blog est pour moi un mystère. S'installer tous les matins devant son écran, envoyer un message sur l'humeur du jour, il faut une bonne dose de ténacité ! Alors quel est le moteur ?
J'ai pensé à un pari entre copains (si je tiens, je gagne mon poids en chocolat noir 70 %). J'ai aussi imaginé une oeuvre caritative (l'argent récolté par le blog envoyé aux enfants congolais belges). Bien sûr, il y a le merveilleux du blog, qui ouvre vers tout le monde, et personne en particulier (quoique, certains lecteurs semblent être très proches). Enfin, l'addiction, contre laquelle vous me mettiez en garde lors de notre premier échange ...
Alors ?
En tout cas, merci à nouveau pour la recette aux mûres, l'escapade italienne, les chroniques proustiennes, l'aventure de la corneille.
A bientôt
Céline

jeudi 29 septembre 2011

Lucien Jerphagnon

La route était étroite, serpentant entre les champs déjà labourés et les tournesols fanés. Le soleil se couchait : le ciel était sublime. J'écoutai la radio, l'émission était une entrevue avec Lucien Jerphagnon. Le cru et le su, croire aux les mythes, la foi, c'est l'espérance de l'amour. Je m'efforçai de retenir le nom de cet historien de la philosophie, de suivre sa réflexion. La nuit est tombée.
Merci d'avoir éclairé ma route.

vendredi 3 juin 2011

Tante Emelina

Ma chère Emelina,
Non, ce n'est pas ça la vie.
La vie, c'est voir ces champignons.
C'est être Shirley Temple.
En tout cas, pour vous.
Sans doute est ce extravagant.
Comme toutes les vies.