de J. Courtney Sullivan, éditions rue Fromentin
"Le fait de n'avoir jamais été amoureuse ne dérangeait pas April. Quand elle voyait comment ses amies finissaient par se laisser dépasser par la situation -les crises de larmes, les idées fixes, les coups de fil interminables - elle était bien contente que personne n'ait jamais fait naître cela en elle. Avoir des amies lui suffisait, se disait-elle.Avec les amies, il n'y avait pas de comédie, ni de lutte de pouvoir, pas besoin de se fondre dans un moule étroit correspondant aux canons féminins, que ce soit la pom-pom girl passionnée, l'amoureuse alanguie ou la maman qui gronde. Il suffisait d'être soi-même."
Amitiés à l'université féminine de Smith, ou comment devenir une femme libérée ?
Lire et écrire : on apprend ça à l'école. Je suis toujours une apprentie lectrice et écrivante, dans le lieu où je vis, la Jutière. Ce blog pour continuer avec et par d'autres amateurs de mots, sur un clavier. Bienvenue à vous.
lundi 18 mars 2013
dimanche 27 janvier 2013
Ce qui reste
de Christa Wolf, éditions Alinea
"Cela faisait combien de temps que je n'avais plus écrit de lettres intimes et familières. Que je devais même me forcer à écrire. Je ne le savais plus. Quand avait commencé le temps des lettres "comme si" - lorsque je m'étais résolue à écrire comme si personne n'interceptait les lettres pour les lire ; comme si j'écrivais naturellement, confidentiellement. Je ne le savais plus. Tout ce que je savais, c'est que je n'étais plus capable d'écrire des lettres spontanées, et les relations avec des correspondants demeurant au loin s'effritaient. Pouvais-je encore en ressentir du regret ? De l'indignation ? N'était-ce pas devenu pour moi quelque chose qui allait de soi ? Ils vont arriver à leur fin, pensais-je. Et comment, ils vont y arriver."
Découverte grâce à une émission de France Culture.
"Cela faisait combien de temps que je n'avais plus écrit de lettres intimes et familières. Que je devais même me forcer à écrire. Je ne le savais plus. Quand avait commencé le temps des lettres "comme si" - lorsque je m'étais résolue à écrire comme si personne n'interceptait les lettres pour les lire ; comme si j'écrivais naturellement, confidentiellement. Je ne le savais plus. Tout ce que je savais, c'est que je n'étais plus capable d'écrire des lettres spontanées, et les relations avec des correspondants demeurant au loin s'effritaient. Pouvais-je encore en ressentir du regret ? De l'indignation ? N'était-ce pas devenu pour moi quelque chose qui allait de soi ? Ils vont arriver à leur fin, pensais-je. Et comment, ils vont y arriver."
Découverte grâce à une émission de France Culture.
samedi 19 janvier 2013
Let it be
En ce moment, il écoute cette chanson en boucle.
When I find myself in times of trouble, Mother Mary comes to meSpeaking words of wisdom, let it be
And in my hour of darkness she is standing right in front of me
Speaking words of wisdom, let it be
Let it be, let it be, let it be, let it be
Whisper words of wisdom, let it be
And when the broken hearted people living in the world agree
There will be an answer, let it be
For though they may be parted, there is still a chance that they will see
There will be an answer, let it be
Let it be, let it be, let it be, let it be
There will be an answer, let it be
Let it be, let it be, let it be, let it be
Whisper words of wisdom, let it be
Let it be, let it be, let it be, let it be
Whisper words of wisdom, let it be
And when the night is cloudy there is still a light that shines on me
Shine until tomorrow, let it be
I wake up to the sound of music, Mother Mary comes to me
Speaking words of wisdom, let it be
Let it be, let it be, let it be, yeah, let it be
There will be an answer, let it be
Let it be, let it be, let it be, yeah, let it be
Whisper words of wisdom, let it be
A écouter ici
mercredi 16 janvier 2013
Villages
de John Updike, éditions du Seuil
""Et toi ? Qui es-tu ? J'oublie tout le temps."
Parler d'elle-même la rendait timide, comme si elle craignait de dévoiler une partie trop tendre ou trop honteuse de son corps, ou comme si elle avait du mal à circonscrire son moi.
"Pas un cheval. J'ai l'air d'un oiseau mais, au fond, je suis un beignet.
- Sûrement pas.
- C'est pas mal d'être beignet, constata-t-elle, offensée. Ils sont tolérants. Ils ne sont pas menaçants. Ils ne font de mal à personne."
Il se vit, par ses yeux, comme une forme sombre, planant, faite pour le mal. "Pas même aux autres beignets ?
- Ils n'en rencontrent pas. Les beignets sont trop rares. La majorité des gens sont des chevaux qui se déplacent en troupeau.""
Alors que je calais sur "L'érotisme" de Georges Bataille, John Updike s'est infiltré sur ma table de chevet. C'était bien plus vivant et très démonstratif ...
""Et toi ? Qui es-tu ? J'oublie tout le temps."
Parler d'elle-même la rendait timide, comme si elle craignait de dévoiler une partie trop tendre ou trop honteuse de son corps, ou comme si elle avait du mal à circonscrire son moi.
"Pas un cheval. J'ai l'air d'un oiseau mais, au fond, je suis un beignet.
- Sûrement pas.
- C'est pas mal d'être beignet, constata-t-elle, offensée. Ils sont tolérants. Ils ne sont pas menaçants. Ils ne font de mal à personne."
Il se vit, par ses yeux, comme une forme sombre, planant, faite pour le mal. "Pas même aux autres beignets ?
- Ils n'en rencontrent pas. Les beignets sont trop rares. La majorité des gens sont des chevaux qui se déplacent en troupeau.""
Alors que je calais sur "L'érotisme" de Georges Bataille, John Updike s'est infiltré sur ma table de chevet. C'était bien plus vivant et très démonstratif ...
mercredi 9 janvier 2013
Mon pire ennemi est sous mon chapeau
de Laurent Bénégui, éditions Julliard.
Si vous aimez le suspense, n'écoutez-pas l'interview du lien "Julliard" ci-dessus.
"dormir a du bon. Personnellement, j'avais les idées un peu moins sombres, à défaut d'être totalement plus claires. La nuance est de taille, elle trace la frontière entre les névrosés et les autres. Mais on ne se refait pas à mon âge. Et si je commençais une psychanalyse ? Il paraît qu'après dix ou quinze ans de divan certains parvenaient à choisir le calendrier des éboueurs sans hésiter entre la photo du chaton et celle du chiot. J'en étais là lorsqu'elle entra dans la cuisine, un sourire endormi sur le visage, et m'embrassa comme si la journée d'hier n'avait pas existé."
J'ai lu en quelques heures ces quelques trois cents pages : difficile de faire une pause ! Souvent drôle, l'ambiance m'a bien plu : Paris, aujourd'hui.Si vous aimez le suspense, n'écoutez-pas l'interview du lien "Julliard" ci-dessus.
dimanche 23 décembre 2012
La dinde au whisky
Une recette québéquoise, retrouvée sur la toile. C'est le moment où jamais pour l'essayer !
Bonnes fêtes à vous
Bonnes fêtes à vous
La dinde au Whisky, façon
québécoise
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Etape l
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Acheter une dinde d'environ 5 kg pour 6
personnes et une bouteille de whisky,
du sel, du poivre, de l'huile d'olive, des
bardes de lard.
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Etape 2
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Barder la dinde de lard, la ficeler, la saler,
la poivrer et ajouter un filet d'huile d'olive.
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Etape 3
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Préchauffer le four a 350, pendant dix minutes.
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Etape 4
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Se verser un verre de whisky pendant ce
temps-là.
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Etape 5
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Mettre la dinde au four dans un plat a cuisson.
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Etape 6
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Se verser 2 autres verres de whisky.
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Etape 7
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Mettre le vour a 400 pendant 20 binutes pour la
zaisir.
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Etape 8
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Se bercer 3 berres de whisky.
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Etape 9
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Après mettons une debieurre, fourrer l'ouvrir
et surbeiller la puisson de la tinde.
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Etape 10
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Brendre la pouteille de biscuit et s'enfiler
une bonne rasade derrière la brabate - non - la trabate!
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Etape 11
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Après environ, bouof... une debieurre de blus
ou moins, pencher en direction du vour et s'y rendre.
Oubrir la criss de borte du pour et rebourner,
mettre l'autre bord- l’asti de guinde. Mettons.
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Etape 12
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Se pruler la main -f...- avec la tabarnak de
borte du vour en la rafermant - ciboere de bâtard.
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Etape 13
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S'ass...-woyons- s’ass...-ben woyons- s'ass...-
woyons, c'qu'al'est, sti! - s'asse...woere- bon!-
s'a griss de chaise et se reverder 5 ou 6 whisky de
verre... ou le gontraire- ou... cares.
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Etape 14
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Buire - non - suire - non - cuire - non – ah
ben oui, c'est ca : cuire -la bingue bandant 4 heures.
4 heures. Z'est ca.
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Etape 15
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Et hop....pelai..e, 5 berres de plisse !
Ca vait du bien barou ça passe.
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Etape 16
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ttttttttttirer le four-re de la dinde.
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Etape 17
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Se rebercer une tite corchée de puisky - bas
trop - tention, zussun droigt ?
wop attention- wopokay merci de rien.
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Etape 18
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Là mon chum, on vazzayer de-suimoabenla- zortir
le bour de la-woyons- de caliss m’a tu l'dire-
de woyons- de pinde, ça y est! s'cuse,voulais
pas dire "de pinde", ce voulais dire,
c’est: zordir le dinde de-c'est ca: de dinde- de dinde de
nouveau, parce que,
laisse-moe faire là, non laisse-moe faire, non gar-moe ben,
bon OK, fais-le donc.
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Etape 19
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Rabasser la dinde qui est, hoonnnn, tombée bar
derre. L'ettuyer avec une... -non,
l’aut' porte- avec un linge a vesselle et
ladeposechappewopelaieoke sur un blat, ou une assiette,
ou on s'encriss...
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Etape 20
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Se péter la gueule a cause du gras sur le
cushion floor - non -les tuiles de chose- de brelart,
genre de zeremiquecommonpourraitdire- anyway le
plancher sti de la puisine et essayer
de se relever pour serass... -woyons- se
rass... -s’ra pas long- serassss...ssayer. Pas grave.
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Etape 21
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Décider qu'on est aussi ben a terre, ah pis
venir la pouteille debouisky, quins.
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Etape 22
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Ramper jusqu’au lit et torpir ziss un tipeu,
polontan, issintipeupimouettkerect.
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Etape 23
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Le lendemain midi, manger la dinde froide avec
une bonne mayonnaise et prendre
l'après-midi pour nettoyer l'esti bordel que
t'as fait dans l'cuisine la veille.
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