Lire et écrire : on apprend ça à l'école. Je suis toujours une apprentie lectrice et écrivante, dans le lieu où je vis, la Jutière. Ce blog pour continuer avec et par d'autres amateurs de mots, sur un clavier. Bienvenue à vous.
mardi 3 mars 2015
mercredi 1 octobre 2014
lundi 29 septembre 2014
Le fil
Le fil s'introduit entre les interstices et poursuit son chemin, silencieusement. Parfois très vite, parfois après plusieurs jours, il atteint sa destination. Là, il se multiplie, dévorant tout, sans aucun scrupule pour ses hôtes. Quand ceux-ci sont exsangues, il s'échappe, porté par la débâcle. Jusqu'à la prochaine victime.
dimanche 25 mai 2014
La vérité sur William
de Samantha Harvey, éditions La Cosmopolite Stock
"Cet étang, dit William. Cet étang dont tu as parlé. Imagine qu'il y ait un poisson dedans, et qu'après y avoir nagé des années et des années, ce poisson sorte la tête de l'eau et regarde autour de lui. Imagine ce qu'il voit. Cet univers qu'il connaissait, qu'il croyait être le monde, s'avère n'être que le petit fragment d'un monde bien plus grand. S'il ne meurt pas sous le choc, on se demande ce qu'il va faire.
- Je me fiche de ce poisson.""
Socrate revient parmi nous, à Londres. J'avoue que j'aurais eu du mal à le supporter ...
mercredi 21 mai 2014
Les maitres sonneurs
de George Sand, Editions d'aujourd'hui
Qui est une réédition conforme à celle de la "librairie nouvelle" de 1858.
"Ces gens, d'un sang moins rassis que le nôtre, semblaient ne pouvoir tenir en place. Ils ne patientaient point le temps qu'on leur fît offre de quelque plat. Ils apportaient leur pain pour recevoir le fricot dessus, refusaient les assiettes, et retournaient se percher ou se coucher ; d'aucuns aussi mangeaient debout, d'autres en causant et gesticulant, chacun racontant son histoire ou disant chansonnette. C'était comme abeilles bourdonnant autour de la ruche : j'en étais étourdi et ne me sentais pas festiner."
Qui est une réédition conforme à celle de la "librairie nouvelle" de 1858.
"Ces gens, d'un sang moins rassis que le nôtre, semblaient ne pouvoir tenir en place. Ils ne patientaient point le temps qu'on leur fît offre de quelque plat. Ils apportaient leur pain pour recevoir le fricot dessus, refusaient les assiettes, et retournaient se percher ou se coucher ; d'aucuns aussi mangeaient debout, d'autres en causant et gesticulant, chacun racontant son histoire ou disant chansonnette. C'était comme abeilles bourdonnant autour de la ruche : j'en étais étourdi et ne me sentais pas festiner."
samedi 17 mai 2014
Gazelle
De Rikki Ducornet, éditions Joelle Losfeld
"Du bout de son doigt, il dépose une trace de parfum derrière mon oreille, là où bat mon pouls, en ajoutant :
"La beauté de l'absolue certitude embrasse toujours la subversion du doute absolu."
Le parfum s'appelle métopium. Lorsqu'il exhale ce mot, tout l'exotisme du Caire a fait place à celui de Ramsès Ragab.
Père, qui n'a presque rien dit, murmure avec son amère ironie coutumière :
" La puanteur du doute absolu !""
"Du bout de son doigt, il dépose une trace de parfum derrière mon oreille, là où bat mon pouls, en ajoutant :
"La beauté de l'absolue certitude embrasse toujours la subversion du doute absolu."
Le parfum s'appelle métopium. Lorsqu'il exhale ce mot, tout l'exotisme du Caire a fait place à celui de Ramsès Ragab.
Père, qui n'a presque rien dit, murmure avec son amère ironie coutumière :
" La puanteur du doute absolu !""
mercredi 14 mai 2014
La question seule conduit au progrès
Entretiens avec Martin Gray, CD audio Frémaux et associés
"L'homme n'est rien quand son coeur est vide...la vraie prudence est d'écouter en soi la voix du refus, de respecter en soi l'homme."
"L'homme n'est rien quand son coeur est vide...la vraie prudence est d'écouter en soi la voix du refus, de respecter en soi l'homme."
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