dimanche 11 décembre 2011

Dresde

en.wikipedia.org
"Comparée à Berlin-Ouest, Dresde était toujours un tas de ruines coupé de façades brûlées. Sur les vertes collines de décombres, des bouleaux avaient déjà commencé à pousser. Les boutiques faisaient apparaître plus de planches que de vitres. Mais c'est dans une ville différente qu'entrait Alfred Dorn. A mesure qu'augmentait la misère de la ville réelle, il fallait que s'impose avec plus de force la ville qu'il avait en lui. Au désert transparent du centre ville, il opposait des impressions d'autrefois. Sa mère traverse la foule de la Theaterplatz, c'est Alfred qui la voit le premier. Sa mère ne s'était pas démaquillée. Elle venait de figurer et de chanter dans la Citoyenne de Nuremberg sur la Festwiese, c'était la première fois qu'elle se produisait à l'opéra, et elle aurait tout donné pour ne jamais se démaquiller. Le père d'Alfred avait honte de sa femme. Alfred était fier, car les gens qui étaient autour d'eux voyaient que sa mère faisait partie de la troupe."
Martin Walser, "Dorn ou le musée de l'enfance".

dimanche 4 décembre 2011

La coupole pour Adrienne

Ne pouvant pas t'envoyer de commentaire avec photo, voici une image prise l'an dernier : c'était début Décembre, la foule était là, et les cadeaux tombaient du ciel.

mercredi 30 novembre 2011

Le salon de musique du musée de l'enfance

Cher Monsieur,
J'ai découvert votre musée par la lecture de l'oeuvre de Martin Walser. Je me propose de restituer quelques pièces qui m'ont fait forte impression. Vaste musée, puisqu'il évoque votre vie, Alfred Dorn, né en 1929 à Dresde, mort en 1987 à Wiesbaden.

"La musique était pour lui ce que l'air frais était à d'autres. Depuis les morceaux qu'il étudiait chez Grundeis à Leipzig, il n'avait rien appris de nouveau, mais c'étaient des morceaux en compagnie desquels il pensait pouvoir passer toute sa vie : la Suite en mi majeur de Bach, le Concerto pour piano en la majeur et le Rondo en la mineur de Mozart, la Pathétique de Beethoven, l'Etude en la dièse majeur de Chopin et les Intermezzi de Reger. Quand il jouait ces morceaux, il avait l'impression de vivre, plus qu'en faisant n'importe quoi d'autre. Les problèmes techniques l'amusaient. Les décisions qu'il fallait prendre en jouant étaient plus faciles à prendre que toutes les autres décisions."

lundi 28 novembre 2011

mardi 22 novembre 2011

Gâteau de blog

Magie de l'écrit et des blogs : en suivant les recommandations énoncées, un objet apparaît. Et comestible, et  ma foi très bon !
La recette est ici, mais j'ai remplacé les myrtilles par les mirabelles.

dimanche 20 novembre 2011

Dorn ou le musée de l'enfance

de Martin Walser, éditions Robert Laffont.
Ici, le lien vers un article de Jean-Michel Palmier.

"Il faut retarder l'arrivée de madame Dorn afin de donner quelques informations sur ce couple. On risquerait, à être trop tôt témoin de la manière dont se comportaient ensemble cette mère et ce fils, d'avoir tout de suite recours au vocabulaire de service, Alfred et sa mère seraient vite étiquetés, et tout serait clair. Il faut essayer de tenir à distance aussi longtemps que possible tout le vocabulaire à prétention scientifique. Il vaut mieux que tout ne soit pas clair. Ou même que rien ne soit clair. Ne serait-il pas aussi possible de comprendre ce qui n'est pas clair ?"

mercredi 16 novembre 2011

Marque



"D'origine germanique mark (« frontière », « limite ») d’où « marquis » (originellement : « comte de la marche ») issu de l'indo-européen commun *merǵ-(« frontière », « limite »).
Originellement lié à la frontière, il signifie aussi « signe pour marquer la frontière », « démarquage ». C'est ce sens qu'il a conservé en français.
Le terme est apparenté avec le néerlandais ou l'anglais mark, l'allemand Mark, le suédois mark et le latin margo (« marge ». Comparez avec « marche » ou « marcher »)."
http://fr.wiktionary.org/wiki/marque

Signe de la frontière entre l'existence et l'oubli : réellement vital ?

http://www.carte-france.info/photos/photo-une,pierre,tombale.html